Partager l'article ! Europanalyse : transsubstantiation #11: D’autre part, « la différenciation intégralisante suit des ordres de généralité de plus ...
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Christophe Samarsky |
D’autre part, « la différenciation intégralisante suit des ordres de généralité de plus en plus puissants. Si bien que les individus empiriques, auxquels les biologistes parviennent, sont selon nous un ordre de généralité faible, mais cette fois-ci en regard de l’essence immanente de l’homme »[1]. Remarquons la notion de variation de puissance qualitative. La sphère empirique, celle de l’homme culturel, du visible, est qualitativement faible relativement à l’aisthesis générale, à l’immanence, bien que relevant, s’enracinant en celle-ci. L’intuition, comprise comme identité de l’intuition-de et de l’intuition-dans, celle-là étant immergée dans celle-ci, est une « enveloppe d’identité »[2]. En elle est l’intégralisation, l’unification première au sens où il ne s’agit pas d’unifier dans un enveloppement fabriqué une unité d’identités séparées[3]. L’intégralisation est une ouverture absolue, où le visible est une résonnance lointaine du mouvement vif, de l’accélération qualitative générale et abyssale de l’immanence. Ainsi, en vertu de cette exigence de grande unification[4], de ce qui serait un monisme radical, transsubstantier le visible en invisible n’est pas une manière de fermer les yeux, de faire tomber la nuit en plein jour, mais de replacer le visible dans les profondeurs d’invisible dont il est partie prenante, de s’avancer dans un jour épaissi par la nuit qui est sa chair même[5].