Mardi 23 novembre 2010
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20:55
D'ores et déjà révélé, l'acte est insaisissable dans l'intuition. Il se résout tout entier dans le courant
sans âge, dans le feu indivis de l'esprit, seul, sans horizon ni intériorité. De part en part phénomène, clamé en la densité limpide du vécu le plus concret : un — demeure
séparé(e) du monde.
Par Christophe Samarsky
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Lundi 22 novembre 2010
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L'esprit de la musique, le rayonnement continu d'une puissance toujours en acte, aucun chemin n'y conduit
sinon l'esprit lui-même.
Par Christophe Samarsky
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Lundi 22 novembre 2010
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16:04
La musique — une activité simple.
Par Christophe Samarsky
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Vendredi 19 novembre 2010
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22:16
Dans l’arche. Battement du vent vagues en creux. Vagues reployées sur elles. L’arche adhère
à la finitude des vagues. Leur incarnation. Roulant. Veillant. Sans profondeur aucune. Juste un léger décaissement. Là-haut foudre apaisée lumière retirant du bois noir son absence de pression.
Dans l’arche il n’y a rien. L’arche n’est pas un lieu. A peine si les éléments se rendent disponibles. Les vagues. La terre tout aussi bien. Dérobée. Rendue au déclin. Verse le lieu même. Parmi
d’autres équilibres. Terrestres placements. Vagues. Terres. Elles sont l’écho du même. Huit cadavres alignés. Sur les planches de bois noir. Le dos sur le bois. Faces horizontales. L’arche veille
d’une veille ignorante. L’eau ne la guide pas. L’eau noire accumulée à mouvoir ne les reliant pas les élévations les stases les courbes refermées. Arche immeuble. Invisibles piliers ouvertures
là-haut.
Par Christophe Samarsky
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Mardi 16 novembre 2010
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19:21
L’esprit parvenu à l’extrême ténuité, humble, s’offre aux retombées de feux souterrains qui
le sacrent. Obstiné dans le repli a-t-il été perdu. L’inséparabilité du regard emporte son épaisseur mais n’éloigne pas sa nuit. Elle sans accès une avalanche jusqu’à la dévastation de soi de
l’esprit le dérive ou l’emplace définitivement. Habite les contre-lieux. Durablement méconnu. Présent pourtant, quelque part abouché au regard lui-même, insensible bien que sa crue sans ampleur
ne cesse d’augmenter son lieu. C’est de ce lieu que la parole oublie de désigner les cercles.
Par Christophe Samarsky
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